Cas clinique pédagogique destiné à la formation. Ne remplace pas le jugement clinique, les protocoles locaux ni l’avis d’un médecin senior.
Présentation initiale
Il est 23h30 en garde de nuit au Service des Urgences et Médecine de Catastrophe de l'Hôpital Militaire d'Instruction Mohammed V (HMIMV) à Rabat. Le SAMU amène un homme victime d'un incendie domestique, avec des brûlures étendues et des signes d'exposition aux fumées en espace clos.
**Identité et contexte social.** M. Kamal S., 35 ans, résidant à Rabat. Victime d'un INCENDIE DOMESTIQUE en espace clos (pièce enfumée), avec brûlures cutanées étendues, extrait par les secours. Contexte d'incendie (exposition aux FUMÉES → risque d'inhalation, d'intoxication au CO et aux cyanures).
**Antécédents.** - Pas d'antécédent chronique notable connu - Pas d'allergie médicamenteuse connue - Contexte : incendie domestique en espace clos (exposition prolongée aux fumées possible)
**Histoire de la situation actuelle (recueil avec les secours).** - INCENDIE en espace CLOS, victime exposée aux flammes et aux FUMÉES pendant un temps indéterminé avant l'extraction - Brûlures cutanées étendues (tronc, membres supérieurs, face/cou), vêtements partiellement brûlés - Signes évocateurs d'exposition aux fumées / de brûlure des voies aériennes à rechercher : suies dans les narines/la bouche, brûlure de la face et du cou, raucité de la voix, toux, expectoration charbonneuse, dyspnée - Le SAMU a débuté l'oxygène et le refroidissement/couverture pendant le transport
**Reconnaissance et priorités.** - La brûlure grave est une URGENCE VITALE dont les priorités initiales suivent la démarche ABCDE, avec des spécificités : * VOIES AÉRIENNES (A) : la BRÛLURE DES VOIES AÉRIENNES / l'inhalation de fumées expose à un ŒDÈME LARYNGÉ rapidement progressif → risque d'obstruction ; l'INTUBATION doit être PRÉCOCE (avant que l'œdème ne rende l'intubation impossible) en cas de signes de brûlure des voies aériennes * RESPIRATION (B) : inhalation de fumées, INTOXICATION au CO (oxymètre standard faussement normal — cf. scénario dédié) et aux CYANURES (fumées d'incendie), brûlures circonférentielles du thorax gênant la ventilation * CIRCULATION (C) : le CHOC du brûlé (fuite plasmatique) impose une RÉANIMATION HYDRO-ÉLECTROLYTIQUE * Puis évaluation de la SURFACE et de la PROFONDEUR, analgésie, prévention de l'hypothermie, soins locaux
**Examen clinique à l'arrivée (23h35).**
**État général et voies aériennes.** Patient conscient mais anxieux, TOUX, voix légèrement rauque. Signes évocateurs de BRÛLURE DES VOIES AÉRIENNES : SUIES dans les narines et l'oropharynx, BRÛLURE de la FACE et du COU, VIBRISSES (poils du nez) roussies, expectoration charbonneuse. Recherche de dyspnée, stridor, encombrement.
**Constantes.** FR 24/min, SpO2 96 % (oxymètre standard — attention : peut être faussement normale en cas d'intoxication au CO), FC 118/min, TA 120/75 mmHg, T 36,0 °C (risque d'hypothermie), glycémie normale.
**Examen des brûlures.** - Brûlures cutanées étendues : tronc antérieur, membres supérieurs, face/cou - Évaluation de la SURFACE (règle des 9 de Wallace ; paume de la main du patient ≈ 1 % de la surface corporelle) : estimation initiale de la surface corporelle brûlée (SCB) — par exemple de l'ordre de 30 % (à préciser) - Évaluation de la PROFONDEUR : brûlures du 2e degré (superficiel/profond : phlyctènes, douleur) et du 3e degré (peau cartonnée, blanche/noirâtre, indolore) — à préciser par zone - Recherche de brûlures CIRCONFÉRENTIELLES (thorax, membres) : risque de compression (syndrome des loges, gêne à la ventilation → escarrotomie)
**Signes de gravité / d'alarme.** - BRÛLURE DES VOIES AÉRIENNES (suies, brûlure face/cou, raucité, expectoration charbonneuse) → risque d'obstruction, INTUBATION PRÉCOCE - Inhalation de fumées, intoxication au CO / aux cyanures (fumées d'incendie) → détresse, troubles de conscience, acidose lactique, instabilité - Surface brûlée étendue → choc du brûlé (réanimation hydro-électrolytique) - Brûlures circonférentielles → escarrotomie - Hypothermie, terrain
**Point cardinal (priorités).** La brûlure grave impose la démarche ABCDE avec deux priorités spécifiques : (1) les VOIES AÉRIENNES (brûlure des voies aériennes/inhalation → INTUBATION PRÉCOCE avant l'œdème) et l'évaluation de l'INTOXICATION associée (CO, cyanures) ; (2) la RÉANIMATION HYDRO-ÉLECTROLYTIQUE du choc du brûlé, TITRÉE sur la DIURÈSE (la formule de Parkland est un point de DÉPART, pas une fin en soi). L'évaluation de la surface et de la profondeur guide la prise en charge et l'orientation (centre des brûlés).
**Situation retenue à l'entrée.** Brûlure GRAVE (surface étendue, de l'ordre de 30 % SCB, 2e-3e degré) chez un homme de 35 ans victime d'un INCENDIE en espace CLOS, avec SIGNES de BRÛLURE DES VOIES AÉRIENNES (suies, brûlure face/cou, raucité, expectoration charbonneuse) et RISQUE d'INHALATION de fumées et d'INTOXICATION (CO, cyanures). URGENCE VITALE : PRIORITÉ aux VOIES AÉRIENNES (INTUBATION PRÉCOCE devant les signes de brûlure des voies aériennes, avant l'œdème obstructif), à l'OXYGÉNATION et à l'évaluation de l'intoxication (CO : oxygène 100 % ; cyanures : hydroxocobalamine si suspicion), puis RÉANIMATION HYDRO-ÉLECTROLYTIQUE (formule de Parkland comme point de départ, titrée sur la diurèse), analgésie, prévention de l'hypothermie, soins locaux, recherche de brûlures circonférentielles (escarrotomie), et transfert en CENTRE DES BRÛLÉS.
**Objectifs thérapeutiques.** 1. Appliquer la démarche ABCDE à la brûlure grave, avec priorité aux VOIES AÉRIENNES : reconnaître les signes de BRÛLURE DES VOIES AÉRIENNES / inhalation (suies, brûlure face/cou, raucité, expectoration charbonneuse, dyspnée) et INTUBER PRÉCOCEMENT (avant l'œdème obstructif) 2. Évaluer et traiter l'INTOXICATION associée aux fumées d'incendie : OXYGÈNE 100 % (CO — oxymètre standard trompeur), et HYDROXOCOBALAMINE en cas de suspicion d'intoxication aux CYANURES (troubles de conscience, choc, acidose lactique, arrêt) 3. Évaluer la SURFACE corporelle brûlée (règle des 9 de Wallace ; paume ≈ 1 %) et la PROFONDEUR (2e/3e degré) pour guider la réanimation et l'orientation 4. Débuter la RÉANIMATION HYDRO-ÉLECTROLYTIQUE du choc du brûlé (cristalloïdes, formule de Parkland comme point de départ : ~2-4 mL/kg/%SCB sur 24 h, moitié sur les 8 premières heures), TITRÉE sur la DIURÈSE (objectif 0,5-1 mL/kg/h chez l'adulte) — pas sur la formule seule 5. Assurer l'ANALGÉSIE (morphinique titré), la PRÉVENTION de l'HYPOTHERMIE (réchauffement, couverture), et les soins locaux 6. Rechercher les brûlures CIRCONFÉRENTIELLES (thorax, membres) → ESCARROTOMIE en cas de compression (gêne à la ventilation, ischémie de membre) 7. Prendre en compte les contextes particuliers (brûlure ÉLECTRIQUE : rhabdomyolyse, troubles du rythme ; brûlure CHIMIQUE : décontamination ; contexte de polytraumatisme) 8. Prévenir les complications (infection, rhabdomyolyse/insuffisance rénale, hypothermie, dénutrition/hypercatabolisme) et surveiller 9. Orienter vers un CENTRE DES BRÛLÉS selon les critères (surface, profondeur, localisations, voies aériennes, terrain, brûlures électriques/chimiques) 10. Structurer une transmission complète et hiérarchisée selon le format SBAR
Étape 1
Décision 1
Information clinique
Un homme de 35 ans, victime d'un incendie en espace clos, présente des suies dans les narines/l'oropharynx, une brûlure de la face et du cou, des vibrisses roussies, une voix rauque et une toux, avec des brûlures cutanées étendues. SpO2 96 % à l'oxymètre standard.
Chef, on attend de voir si la respiration se dégrade avant d'intuber, puisque la SpO2 est à 96 % ?
Attendre l'aggravation de la respiration avant d'intuber, la SpO2 à 96 % à l'oxymètre standard éliminant tout risque d'atteinte des voies aériennes
Administrer uniquement un aérosol de corticoïdes pour l'œdème des voies aériennes, sans intubation ni évaluation de l'intoxication
Débuter d'emblée une réanimation hydro-électrolytique massive avant toute évaluation des voies aériennes et avant toute oxygénation
Reconnaître les signes de brûlure des voies aériennes et INTUBER PRÉCOCEMENT (avant l'œdème obstructif) ; oxygène 100 %, évaluer l'intoxication (CO, cyanures)
Renvoyer le patient en salle d'attente car les brûlures cutanées sont le seul problème et les voies aériennes ne sont jamais menacées
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Bonne réponse
D. Reconnaître les signes de brûlure des voies aériennes et INTUBER PRÉCOCEMENT (avant l'œdème obstructif) ; oxygène 100 %, évaluer l'intoxication (CO, cyanures)
Explication pédagogique
Dans la brûlure grave avec signes de BRÛLURE DES VOIES AÉRIENNES, la priorité est la sécurisation PRÉCOCE des voies aériennes (ABLS, ISBI 2016, Greenhalgh NEJM 2019).
**Reconnaître les signes de brûlure des voies aériennes / inhalation.** - SUIES dans les narines/l'oropharynx, BRÛLURE de la FACE et du COU, VIBRISSES roussies, VOIX RAUQUE, toux, EXPECTORATION CHARBONNEUSE, dyspnée, stridor - Contexte d'incendie en ESPACE CLOS (exposition aux fumées)
**Intubation PRÉCOCE (cardinal).** - L'œdème des voies aériennes (larynx, pharynx) après une brûlure des voies aériennes est RAPIDEMENT PROGRESSIF : attendre l'aggravation expose à une intubation IMPOSSIBLE sur œdème majeur (obstruction) - Devant des signes de brûlure des voies aériennes, l'INTUBATION doit être PRÉCOCE (avant l'œdème obstructif), par un opérateur expérimenté, avec anticipation d'une intubation difficile - La SpO2 « normale » à l'oxymètre standard n'élimine PAS le risque (elle peut être trompeuse en cas d'intoxication au CO, et l'obstruction peut survenir secondairement)
**Oxygénation et évaluation de l'intoxication.** - OXYGÈNE 100 % (masque à haute concentration ou via le respirateur) : traite l'hypoxie et accélère l'élimination du CO - Évaluer l'INTOXICATION au CO (oxymètre standard trompeur — doser la HbCO) et aux CYANURES (fumées d'incendie — hydroxocobalamine si suspicion)
**Puis suite de la démarche.** - Évaluation de la surface/profondeur, réanimation hydro-électrolytique, analgésie, prévention de l'hypothermie, brûlures circonférentielles, orientation
**Chez notre patient** (signes de brûlure des voies aériennes), l'intubation précoce, l'oxygène 100 % et l'évaluation de l'intoxication sont prioritaires — surtout PAS attendre l'aggravation.
Étape 2
Décision 2
Information clinique
À H+15 min, patient intubé/ventilé sous oxygène 100 %, victime d'un incendie en espace clos. Signes possibles d'intoxication aux fumées (troubles de conscience initiaux, acidose). Il faut évaluer et traiter l'intoxication.
OK, et l'intoxication aux fumées, qu'est-ce que tu évalues et traites ?
Se fier uniquement à la SpO2 de l'oxymètre standard pour éliminer toute intoxication au CO, sans doser la carboxyhémoglobine ni évaluer les cyanures
Administrer un bêtabloquant en 1ère intention pour la tachycardie, sans oxygène ni évaluation de l'intoxication aux fumées
Ne rechercher aucune intoxication associée, les fumées d'incendie ne contenant jamais de monoxyde de carbone ni de cyanures
Oxygène 100 % (CO — oxymètre standard trompeur, doser la HbCO), et hydroxocobalamine si suspicion d'intoxication aux cyanures (troubles de conscience, choc, acidose lactique)
Considérer que l'intoxication aux fumées ne nécessite jamais d'oxygène ni d'antidote, quel que soit le contexte d'incendie en espace clos
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D. Oxygène 100 % (CO — oxymètre standard trompeur, doser la HbCO), et hydroxocobalamine si suspicion d'intoxication aux cyanures (troubles de conscience, choc, acidose lactique)
Explication pédagogique
L'incendie en espace clos expose à une INTOXICATION aux FUMÉES : monoxyde de carbone (CO) et cyanures, à évaluer et traiter (ISBI 2016, Snell 2013, CAPM).
**Intoxication au CO.** - Le CO (fumées d'incendie) provoque une hypoxie tissulaire ; l'OXYMÈTRE de pouls STANDARD est FAUSSEMENT NORMAL (ne distingue pas HbCO et HbO2 — cf. scénario dédié CO) - OXYGÈNE 100 % (accélère l'élimination du CO) ; DOSER la HbCO (gaz du sang avec CO-oxymètre) ; oxygénothérapie hyperbare selon les indications (à discuter, mais la sécurisation des voies aériennes et la réanimation priment)
**Intoxication aux cyanures.** - Les CYANURES (combustion de matériaux : plastiques, mousses…) provoquent une toxicité cellulaire (blocage de la chaîne respiratoire mitochondriale) : troubles de conscience/coma, choc, ACIDOSE MÉTABOLIQUE avec HYPERLACTATÉMIE élevée (un lactate élevé oriente), arrêt cardiaque - Devant une SUSPICION d'intoxication aux cyanures (incendie en espace clos + troubles de conscience/choc/acidose lactique/arrêt), l'HYDROXOCOBALAMINE (antidote des cyanures) est administrée sans attendre le dosage (qui n'est pas disponible en urgence), avec oxygène - (Le CO et les cyanures sont souvent associés dans les fumées d'incendie ; les deux sont à traiter)
**Évaluation.** - Gaz du sang avec LACTATE (oriente vers les cyanures si élevé) et HbCO, ECG, surveillance
**Chez notre patient** (incendie en espace clos), l'oxygène 100 % (CO) et l'hydroxocobalamine en cas de suspicion d'intoxication aux cyanures (troubles de conscience, choc, acidose lactique) sont indiqués, avec dosage de la HbCO et du lactate.
Étape 3
Décision 3
Information clinique
À H+30 min, patient intubé/ventilé, oxygène 100 %, hydroxocobalamine administrée. Brûlures étendues (~30 % SCB estimée, 2e-3e degré). Il faut évaluer la surface/profondeur et débuter la réanimation.
OK, comment tu évalues la surface et tu conduis la réanimation hydro-électrolytique ?
Se fier uniquement à la surface brûlée sans jamais surveiller la diurèse ni adapter les apports à la réponse du patient
Appliquer la formule de Parkland de façon rigide sans jamais l'adapter à la diurèse ni à la réponse clinique, quel que soit l'état du patient
Évaluer surface (règle des 9, paume ≈ 1 %) et profondeur ; réanimation par cristalloïdes (Parkland comme point de départ) titrée sur la diurèse
Restreindre les apports hydriques pour éviter l'œdème, avec diurétiques à forte dose, chez ce patient brûlé étendu
Ne réaliser aucune réanimation hydro-électrolytique en urgence, la brûlure grave n'entraînant jamais de choc ni de pertes hydriques significatives
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Bonne réponse
C. Évaluer surface (règle des 9, paume ≈ 1 %) et profondeur ; réanimation par cristalloïdes (Parkland comme point de départ) titrée sur la diurèse
Explication pédagogique
L'évaluation de la SURFACE et de la PROFONDEUR guide la réanimation, qui repose sur des cristalloïdes selon une formule (Parkland comme point de départ) TITRÉE sur la DIURÈSE (ABLS, Pham J Burn Care Res 2008, ISBI 2016, Greenhalgh 2019).
**Évaluation de la surface brûlée (SCB).** - RÈGLE des 9 de WALLACE (adulte : tête 9 %, chaque membre supérieur 9 %, chaque membre inférieur 18 %, face antérieure du tronc 18 %, face postérieure 18 %, périnée 1 %) - PAUME de la main du patient ≈ 1 % de la surface corporelle (pour les surfaces éparses) - On COMPTE les brûlures du 2e et 3e degré (pas le 1er degré/érythème simple)
**Évaluation de la profondeur.** - 1er degré (érythème, non compté), 2e degré superficiel (phlyctènes, douloureux), 2e degré profond, 3e degré (peau cartonnée, blanche/noirâtre, indolore)
**Réanimation hydro-électrolytique (choc du brûlé).** - Le choc du brûlé résulte d'une FUITE PLASMATIQUE (perte hydro-électrolytique) → RÉANIMATION par CRISTALLOÏDES - FORMULE de PARKLAND (Baxter) comme POINT de DÉPART : ~2-4 mL/kg/%SCB de cristalloïdes (Ringer lactate) sur 24 h, dont la MOITIÉ sur les 8 PREMIÈRES HEURES (à partir de l'heure de la brûlure) — la formule DONNE UN POINT DE DÉPART, pas une valeur fixe - TITRATION sur la DIURÈSE : objectif de DIURÈSE 0,5-1 mL/kg/h chez l'adulte (plus élevé chez l'enfant, et en cas de rhabdomyolyse) : les apports sont AJUSTÉS à la hausse ou à la baisse selon la diurèse et la réponse hémodynamique (ni sous-réanimation, ni sur-réanimation avec ses complications — « fluid creep ») - Surveillance : diurèse (sonde urinaire), hémodynamique, lactate, état clinique
**Chez notre patient** (~30 % SCB), la surface est évaluée (règle des 9, paume) et la profondeur précisée ; la réanimation par cristalloïdes (Parkland comme point de départ) est TITRÉE sur la diurèse (0,5-1 mL/kg/h).
Étape 4
Décision 4
Information clinique
À H+2 h, patient en cours de réanimation. Vous formez l'interne sur les complications, les brûlures circonférentielles et les contextes particuliers de la brûlure grave.
Concernant les complications et les contextes particuliers, lesquelles de ces propositions sont exactes ?
La brûlure électrique expose à la rhabdomyolyse, aux troubles du rythme et à des lésions profondes sous-cutanées parfois sous-estimées
Les brûlures circonférentielles (thorax, membres) peuvent comprimer et nécessiter une escarrotomie (gêne à la ventilation, ischémie de membre)
La brûlure grave ne comporte jamais de risque d'hypothermie ni d'insuffisance rénale et ne nécessite aucune surveillance
La prévention de l'hypothermie, l'analgésie (morphinique titré) et la prévention des complications (infection, insuffisance rénale) font partie de la prise en charge
Les brûlures circonférentielles ne comportent jamais de risque de compression et ne nécessitent jamais d'escarrotomie
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Bonne réponse
A. La brûlure électrique expose à la rhabdomyolyse, aux troubles du rythme et à des lésions profondes sous-cutanées parfois sous-estimées B. Les brûlures circonférentielles (thorax, membres) peuvent comprimer et nécessiter une escarrotomie (gêne à la ventilation, ischémie de membre) D. La prévention de l'hypothermie, l'analgésie (morphinique titré) et la prévention des complications (infection, insuffisance rénale) font partie de la prise en charge
Explication pédagogique
**A. Brûlures circonférentielles et escarrotomie.** Cardinal. Les BRÛLURES CIRCONFÉRENTIELLES (faisant le tour d'un segment) peuvent COMPRIMER : au THORAX (gêne à l'ampliation et à la VENTILATION), aux MEMBRES (compression vasculaire → ISCHÉMIE de membre, syndrome des loges). Elles peuvent nécessiter une ESCARROTOMIE (incision de décharge) en urgence pour lever la compression.
**B. Brûlure électrique.** Cardinal. La BRÛLURE ÉLECTRIQUE a des particularités : LÉSIONS PROFONDES (le trajet du courant lèse les tissus profonds, souvent plus étendues que les lésions cutanées visibles — sous-estimation), RHABDOMYOLYSE (destruction musculaire → myoglobine → insuffisance rénale ; hyperhydratation et diurèse cible plus élevée), TROUBLES du RYTHME cardiaque (surveillance ECG/scope), points d'entrée/sortie.
**C. Prévention de l'hypothermie, analgésie, complications.** Cardinal. La prise en charge comprend : PRÉVENTION de l'HYPOTHERMIE (le brûlé se refroidit — réchauffement, couverture, environnement chaud), ANALGÉSIE (morphinique titré — douleur majeure), et prévention/surveillance des COMPLICATIONS (INFECTION, INSUFFISANCE RÉNALE, rhabdomyolyse, hypercatabolisme/dénutrition, ulcère de stress).
Étape 5
Décision 5
Information clinique
À H+4 h, patient intubé, en cours de réanimation, stabilisé. Vous formez l'équipe sur les points cardinaux de la prise en charge de la brûlure grave aux urgences.
Chef, parmi ces propositions sur la brûlure grave, lesquelles sont vraies ?
Les brûlures circonférentielles peuvent nécessiter une escarrotomie ; la prévention de l'hypothermie et l'analgésie sont importantes
Il faut attendre l'obstruction complète des voies aériennes avant d'envisager l'intubation chez un patient avec brûlure des voies aériennes
La réanimation hydro-électrolytique doit suivre la formule de Parkland de façon rigide, sans jamais l'adapter à la diurèse ni à la réponse
La surface (règle des 9) et la profondeur guident la réanimation, titrée sur la diurèse (Parkland comme point de départ)
La priorité est aux voies aériennes (brûlure des voies aériennes / inhalation → intubation précoce) et à l'évaluation de l'intoxication (CO, cyanures)
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Bonne réponse
A. Les brûlures circonférentielles peuvent nécessiter une escarrotomie ; la prévention de l'hypothermie et l'analgésie sont importantes D. La surface (règle des 9) et la profondeur guident la réanimation, titrée sur la diurèse (Parkland comme point de départ) E. La priorité est aux voies aériennes (brûlure des voies aériennes / inhalation → intubation précoce) et à l'évaluation de l'intoxication (CO, cyanures)
Explication pédagogique
**A. Priorité aux voies aériennes et intoxication.** Cardinal. La PRIORITÉ est aux VOIES AÉRIENNES (brûlure des voies aériennes / inhalation → INTUBATION PRÉCOCE avant l'œdème obstructif) et à l'évaluation/traitement de l'INTOXICATION aux fumées (CO : oxygène 100 %, oxymètre standard trompeur ; CYANURES : hydroxocobalamine si suspicion).
**B. Surface, profondeur, réanimation titrée sur la diurèse.** Cardinal. La SURFACE (règle des 9 de Wallace, paume ≈ 1 %) et la PROFONDEUR guident la réanimation. La RÉANIMATION hydro-électrolytique (cristalloïdes, formule de PARKLAND comme POINT de DÉPART) est TITRÉE sur la DIURÈSE (0,5-1 mL/kg/h), pas sur la formule seule.
**C. Escarrotomie, hypothermie, analgésie.** Cardinal. Les brûlures CIRCONFÉRENTIELLES peuvent nécessiter une ESCARROTOMIE (thorax : ventilation ; membres : ischémie). La PRÉVENTION de l'HYPOTHERMIE et l'ANALGÉSIE (morphinique titré) sont importantes, avec la prévention des complications.
Étape 6
Décision 6
Information clinique
À H+6 h, patient stabilisé, en cours de réanimation. Vous formez l'interne sur l'orientation en centre des brûlés et le suivi.
Concernant l'orientation et le suivi, lesquelles de ces propositions sont exactes ?
Les brûlures électriques et chimiques, et les terrains particuliers (âges extrêmes, comorbidités), relèvent aussi d'un avis/transfert en centre spécialisé
La prise en charge est multidisciplinaire (réanimation, centre des brûlés, chirurgie) avec surveillance prolongée (infection, greffes, rééducation, séquelles)
Une fois la réanimation initiale débutée, aucune surveillance ni aucun suivi spécialisé ne sont nécessaires, même pour une brûlure grave
Les critères de transfert incluent la surface étendue, les localisations à risque (face, mains, périnée), l'atteinte des voies aériennes et les brûlures profondes
Aucune brûlure, même étendue ou touchant les voies aériennes, ne justifie jamais un transfert en centre des brûlés
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A. Les brûlures électriques et chimiques, et les terrains particuliers (âges extrêmes, comorbidités), relèvent aussi d'un avis/transfert en centre spécialisé B. La prise en charge est multidisciplinaire (réanimation, centre des brûlés, chirurgie) avec surveillance prolongée (infection, greffes, rééducation, séquelles) D. Les critères de transfert incluent la surface étendue, les localisations à risque (face, mains, périnée), l'atteinte des voies aériennes et les brûlures profondes
Explication pédagogique
**A. Critères de transfert en centre des brûlés.** Cardinal. Les CRITÈRES de transfert en CENTRE DES BRÛLÉS incluent : SURFACE étendue (seuils selon les recommandations), LOCALISATIONS à risque (FACE, MAINS, PIEDS, PÉRINÉE, plis, articulations), ATTEINTE des VOIES AÉRIENNES / inhalation, brûlures PROFONDES (3e degré) étendues, brûlures circonférentielles. Ces critères orientent vers une prise en charge spécialisée.
**B. Brûlures électriques/chimiques, terrains particuliers.** Cardinal. Les brûlures ÉLECTRIQUES (lésions profondes, rhabdomyolyse, rythme) et CHIMIQUES (décontamination, lésions évolutives), ainsi que les TERRAINS particuliers (âges extrêmes — enfant, sujet âgé —, comorbidités, grossesse), relèvent d'un AVIS / TRANSFERT en centre spécialisé.
**C. Prise en charge multidisciplinaire et suivi.** Cardinal. La prise en charge est MULTIDISCIPLINAIRE (réanimation, CENTRE DES BRÛLÉS, chirurgie plastique/réparatrice) avec une SURVEILLANCE PROLONGÉE (INFECTION, excision-GREFFES, RÉÉDUCATION, prise en charge des SÉQUELLES fonctionnelles et esthétiques, soutien psychologique, nutrition).
Étape 7
Décision 7
Information clinique
À H+8 h, patient intubé/ventilé, réanimation hydro-électrolytique titrée sur la diurèse, intoxication aux fumées traitée, à transférer en centre des brûlés. À transmettre pour la suite.
Tu prends la transmission. Quelle formulation retiens-tu ?
« J'ai un patient brûlé, on l'a réanimé, à transférer. »
« Brûlure grave (~30 % SCB, incendie espace clos), voies aériennes sécurisées, intoxication aux fumées traitée, réanimation titrée sur la diurèse, à transférer. »
« Homme de 35 ans avec brûlure grave, à admettre en centre des brûlés pour la suite. »
« Le patient a été brûlé dans un incendie, on l'a intubé et réanimé, il faut le transférer. »
Formulation SBAR complète : « S (Situation) : Docteur, je te transmets pour la suite en réanimation / centre des brûlés M. Kamal S., 35 ans, pris en charge il y a 8 heures pour brûlure GRAVE (~30 % SCB, 2e-3e degré) sur incendie en espace clos, avec brûlure des voies aériennes, intubé, en cours de réanimation. B (Background) : Incendie domestique en espace clos (exposition aux fumées) ; brûlures du tronc, des membres supérieurs, de la face et du cou. A (Assessment) : À l'admission, signes de BRÛLURE DES VOIES AÉRIENNES (suies, brûlure face/cou, vibrisses roussies, voix rauque, expectoration charbonneuse) → INTUBATION PRÉCOCE réalisée (avant l'œdème obstructif) sous oxygène 100 %. Intoxication aux fumées : oxygène 100 % (CO — oxymètre standard trompeur, HbCO dosée), HYDROXOCOBALAMINE administrée devant la suspicion d'intoxication aux CYANURES (incendie espace clos, troubles de conscience initiaux, acidose lactique). Surface évaluée (règle des 9 de Wallace, paume ≈ 1 %) ~30 % SCB, profondeur 2e-3e degré. RÉANIMATION HYDRO-ÉLECTROLYTIQUE par cristalloïdes (formule de Parkland comme point de départ, moitié sur les 8 premières heures) TITRÉE sur la DIURÈSE (objectif 0,5-1 mL/kg/h, sonde urinaire). Analgésie morphinique titrée, prévention de l'hypothermie, soins locaux. Recherche de brûlures circonférentielles (escarrotomie si compression). R (Recommendation) : Transfert en CENTRE DES BRÛLÉS (surface étendue, atteinte des voies aériennes, localisations à risque face/cou). Poursuite de la réanimation titrée sur la diurèse (adapter à la hausse/baisse), surveillance hémodynamique, du lactate, de la fonction rénale (rhabdomyolyse), de la ventilation. Surveillance des brûlures circonférentielles (escarrotomie si besoin). Poursuite de l'oxygène/traitement de l'intoxication ; oxygénothérapie hyperbare à discuter selon la HbCO et l'état. Prévention des complications (infection, hypothermie, insuffisance rénale, hypercatabolisme). Prise en charge multidisciplinaire (chirurgie, greffes, rééducation, séquelles, psychologique). Information de la famille. »
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Bonne réponse
E. Formulation SBAR complète : « S (Situation) : Docteur, je te transmets pour la suite en réanimation / centre des brûlés M. Kamal S., 35 ans, pris en charge il y a 8 heures pour brûlure GRAVE (~30 % SCB, 2e-3e degré) sur incendie en espace clos, avec brûlure des voies aériennes, intubé, en cours de réanimation. B (Background) : Incendie domestique en espace clos (exposition aux fumées) ; brûlures du tronc, des membres supérieurs, de la face et du cou. A (Assessment) : À l'admission, signes de BRÛLURE DES VOIES AÉRIENNES (suies, brûlure face/cou, vibrisses roussies, voix rauque, expectoration charbonneuse) → INTUBATION PRÉCOCE réalisée (avant l'œdème obstructif) sous oxygène 100 %. Intoxication aux fumées : oxygène 100 % (CO — oxymètre standard trompeur, HbCO dosée), HYDROXOCOBALAMINE administrée devant la suspicion d'intoxication aux CYANURES (incendie espace clos, troubles de conscience initiaux, acidose lactique). Surface évaluée (règle des 9 de Wallace, paume ≈ 1 %) ~30 % SCB, profondeur 2e-3e degré. RÉANIMATION HYDRO-ÉLECTROLYTIQUE par cristalloïdes (formule de Parkland comme point de départ, moitié sur les 8 premières heures) TITRÉE sur la DIURÈSE (objectif 0,5-1 mL/kg/h, sonde urinaire). Analgésie morphinique titrée, prévention de l'hypothermie, soins locaux. Recherche de brûlures circonférentielles (escarrotomie si compression). R (Recommendation) : Transfert en CENTRE DES BRÛLÉS (surface étendue, atteinte des voies aériennes, localisations à risque face/cou). Poursuite de la réanimation titrée sur la diurèse (adapter à la hausse/baisse), surveillance hémodynamique, du lactate, de la fonction rénale (rhabdomyolyse), de la ventilation. Surveillance des brûlures circonférentielles (escarrotomie si besoin). Poursuite de l'oxygène/traitement de l'intoxication ; oxygénothérapie hyperbare à discuter selon la HbCO et l'état. Prévention des complications (infection, hypothermie, insuffisance rénale, hypercatabolisme). Prise en charge multidisciplinaire (chirurgie, greffes, rééducation, séquelles, psychologique). Information de la famille. »
Explication pédagogique
Une transmission structurée SBAR (Situation, Background, Assessment, Recommendation) est un standard de communication médicale, particulièrement pertinent pour une brûlure grave dont la prise en charge implique urgentiste, réanimateur et centre des brûlés. Elle assure une compréhension complète du parcours (voies aériennes, intoxication aux fumées, surface/profondeur, réanimation titrée sur la diurèse), de l'état actuel, et des attendus (transfert en centre des brûlés, poursuite de la réanimation, brûlures circonférentielles, complications, suivi).
La transmission proposée en B respecte l'ensemble des éléments requis : identification, motif clair, contexte (incendie espace clos), évaluation avec la brûlure des voies aériennes et l'intubation précoce, l'intoxication aux fumées (CO, cyanures), la surface/profondeur et la réanimation titrée sur la diurèse, recommandations opérationnelles (transfert en centre des brûlés, poursuite de la réanimation, brûlures circonférentielles, complications, suivi multidisciplinaire).
Débriefing finalAfficher le débriefing
Ces scénarios constituent une aide pédagogique à confronter aux protocoles locaux validés et au jugement clinique.
Objectifs pédagogiques
Appliquer la démarche ABCDE à la brûlure grave, avec priorité aux VOIES AÉRIENNES : reconnaître les signes de BRÛLURE DES VOIES AÉRIENNES / inhalation et INTUBER PRÉCOCEMENT (avant l'œdème obstructif)
Évaluer et traiter l'INTOXICATION associée aux fumées d'incendie : OXYGÈNE 100 % (CO — oxymètre standard trompeur), HYDROXOCOBALAMINE si suspicion d'intoxication aux CYANURES
Évaluer la SURFACE (règle des 9 de Wallace ; paume ≈ 1 %) et la PROFONDEUR (2e/3e degré) pour guider la réanimation et l'orientation
Débuter la RÉANIMATION HYDRO-ÉLECTROLYTIQUE (cristalloïdes, formule de Parkland comme point de départ), TITRÉE sur la DIURÈSE (0,5-1 mL/kg/h) — pas sur la formule seule
Assurer l'ANALGÉSIE (morphinique titré), la PRÉVENTION de l'HYPOTHERMIE, et les soins locaux
Rechercher les brûlures CIRCONFÉRENTIELLES → ESCARROTOMIE en cas de compression
Prendre en compte les contextes particuliers (brûlure électrique, chimique, polytraumatisme)
Prévenir les complications (infection, rhabdomyolyse/insuffisance rénale, hypothermie, hypercatabolisme) et surveiller
Orienter vers un CENTRE DES BRÛLÉS selon les critères
Structurer une transmission complète et hiérarchisée selon le format SBAR
Points clés à retenirAfficher les points clés
La brûlure grave suit la démarche ABCDE avec deux priorités spécifiques : les VOIES AÉRIENNES et l'INTOXICATION aux fumées, puis la RÉANIMATION HYDRO-ÉLECTROLYTIQUE.
Les signes de BRÛLURE DES VOIES AÉRIENNES / inhalation (suies dans les narines/l'oropharynx, brûlure de la face et du cou, vibrisses roussies, voix rauque, expectoration charbonneuse, dyspnée ; incendie en espace clos) imposent une INTUBATION PRÉCOCE (avant l'œdème obstructif) — ne PAS attendre l'aggravation.
L'incendie en espace clos expose à une INTOXICATION aux FUMÉES : CO (oxymètre standard FAUSSEMENT NORMAL — oxygène 100 %, doser la HbCO) et CYANURES (troubles de conscience, choc, ACIDOSE LACTIQUE → HYDROXOCOBALAMINE si suspicion, sans attendre le dosage).
La SURFACE corporelle brûlée s'évalue par la RÈGLE des 9 de WALLACE (adulte) et la PAUME de la main ≈ 1 % (on compte le 2e et le 3e degré, pas le 1er). La PROFONDEUR (2e/3e degré) est précisée.
La RÉANIMATION HYDRO-ÉLECTROLYTIQUE (choc du brûlé par fuite plasmatique) repose sur des cristalloïdes selon la formule de PARKLAND comme POINT de DÉPART (~2-4 mL/kg/%SCB sur 24 h, moitié sur les 8 premières heures).
La réanimation est TITRÉE sur la DIURÈSE (objectif 0,5-1 mL/kg/h chez l'adulte), ajustée à la hausse ou à la baisse selon la réponse : la formule n'est PAS une valeur fixe (éviter sous- et sur-réanimation).
Les brûlures CIRCONFÉRENTIELLES (thorax : gêne à la ventilation ; membres : ischémie) peuvent nécessiter une ESCARROTOMIE en urgence.
Assurer l'ANALGÉSIE (morphinique titré), la PRÉVENTION de l'HYPOTHERMIE (le brûlé se refroidit), les soins locaux, et prévenir les complications (infection, insuffisance rénale/rhabdomyolyse, hypercatabolisme).
Contextes particuliers : brûlure ÉLECTRIQUE (lésions profondes, rhabdomyolyse, troubles du rythme, diurèse cible plus élevée) et CHIMIQUE (décontamination).
Orienter vers un CENTRE DES BRÛLÉS selon les critères (surface, localisations à risque — face, mains, périnée —, voies aériennes, profondeur, brûlures électriques/chimiques, terrain), avec prise en charge multidisciplinaire et suivi (greffes, rééducation, séquelles).
